Ce merveilleux outil qu'est le test musculaire.
 

Tous les jours dans ma pratique, je suis abasourdie par ce que le test musculaire me permet de faire.  Je prends l'exemple d'un petit garçon qui vient en séance couvert d'eczéma.  Un cerveau rationnel chercherait vers l'alimentation, les allergies de contact ou que sais-je encore !
Et bien non, le test m'envoie vers des procédures de correction du stress lié à certaines peurs très profondément ancrées, des corrections de champs électromagnétiques et un changement d'orientation de son lit.  Je comprends la perplexité des parents lorsque je leur dis que c'est tout.  Mais en même temps, c'est tout ! 

Là réside l'une des sources de la perplexité des personnes qui viennent me voir et l'inévitable question : "Mais comment savez-vous ça?"
Je ne "sais" rien, je n'ai rien d'une madame Irma, aussi belle que pourrait être ma boule de cristal !  Seul le test musculaire m'indique ce qu'il y a lieu de modifier pour revenir à un fonctionnement approprié de notre corps.

 

 Alors voyons ensemble ce qu'est le test musculaire.

Tout commence par une découverte du docteur G. Goodhearth, (Chiropracteur américain).  Il met en évidence la modification du tonus musculaire d'un muscle dès que nous sommes en présence d'un stress.  Concrètement, lorsqu'un muscle est mis en contraction par la prise d'une position précise, sans aucune présence de stress, il est capable de maintenir la position même si nous exerçons une légère pression.  Par contre, lorsque nous allons stresser ce muscle, il présentera une perte de tonus et une pression même légère sera suffisante pour lui faire perdre sa position

La Health Kinesiology et le test musculaire

Au niveau du muscle se trouvent de petites cellules neuromusculaires qui donnent au cerveau des informations sur l'état de contraction du muscle. 

Grand pectoral claviculaire

La technique du test musculaire que nous utilisons en Health Kinesiology travaille avec ces cellules. 
Une fois que nous avons positionné un muscle pour le test, nous allons effectuer une sorte de pincement de ce muscle afin de le stresser. 
Ensuite nous essayons de lui faire changer sa position.  Un muscle dont le méridien a une bonne circulation d'énergie faiblira suite à l'action des cellules neuromusculaires sollicitées par notre pincement.  Puis nous "dépincerons" ce même muscle.  Le muscle à nouveau testé pourra cette fois-ci maintenir la position initiale.  Si le muscle testé répond convenablement à nos sollicitations, nous l'utilisons comme muscle indicateur pour l'ensemble de l'organisme.  Ce muscle devient alors notre interprète, sorte de lecteur de perturbation énergétique.  Il nous permet d'identifier le ou les stress dont il faut s'occuper.  Rien de magique à tout cela, juste de la technique et de l'entrainement pour bien l'appliquer.

Nous utilisons le test musculaire de deux manières différentes et qu'il faut bien distinguer.

  1. Pour le toucher local.  En effet, toucher un point ou une zone du corps et tester à l'aide du muscle indicateur, renseignera la présence ou non de stress à l'endroit touché.  Le muscle cèdera en présence de stress.
  2. Pour le questionnement verbal. Nous pouvons utiliser le muscle indicateur pour recevoir la réponse à n'importe quelle question posée. 


Efficacité du travail ; qu'est-ce qui fait la différence ?

L'efficacité réside dans la qualité des questions que nous posons.  Nous aurons toujours une réponse à nos questions.  Toutefois, la question à se poser c'est : "Ai-je posé la question que je voulais poser ?"  "Ais-je formulé convenablement ma question ?  Qu'est-ce que je cherche à savoir ?"
Trop souvent, les résultats médiocres proviennent d'un manque de rigueur dans les questions. 

Par exemple : "Est-ce ok pour mon client de manger du chocolat ?"
C'est une question beaucoup trop vague !
Que signifie "OK" pour le corps ? 
A cette question, la plupart des élèves me répondent :
"Oui mais en fait je voulais dire …." 
Le corps lui pourrait vouloir dire qu'il aimerait le magnésium du chocolat tout en étant pas très heureux de tout le sucre qu'il devrait accepter.  Il préfèrerait peut-être le chocolat fondant à la place du chocolat blanc. 
Nous voyons donc que "Ok" n'est pas suffisant.
Il faut impérativement formuler convenablement la question que l'on souhaite poser.  J'entends beaucoup trop souvent : "Mon intention est bonne alors c'est suffisant".  C'est tout à fait faux !  A travail médiocre, résultat médiocre.

La formulation.  C'est la formulation qui fait toute la différence.  Pour pouvoir bien formuler les questions, il faut se former, se documenter et développer la technique de questionnement verbal par l'entrainement.   Il faut aussi accepter que les règles toutes faites présentes dans les livres ne conviennent pas nécessairement à la personne avec laquelle vous êtes en train de travailler.  Il faut pouvoir rester ouvert à toute autre possibilité.  (Voir mon exemple en début de ce texte.)  

 
Pour celles et ceux qui lisent l'anglais, voici un livre écrit par Jane Thurnell-Read. Outil précieux pour développer sa technique de questionnement verbal.
http://www.lifeworkpotential.com/products/Verbal-Questioning-Skills?cat_id=68